Photo : Manifestation contre l’agrandissement de l’aéroport d’El Prat, septembre 2021 (Photo : Marc Garcia)
Article de Franziska Schmidt, avec la contribution et les retours d’expérience d’Ariadna Cotén, Zeroport.
Cet article est le résultat d’une recherche documentaire et d’un entretien avec Ariadna en juin 2025. L’une des sources les plus importantes a été un article académique sur le conflit de Sara Mingorría et Ariadna Cotén, basé sur l’analyse et les réflexions issues des débats au sein de Zeroport et des contributions publiques de membres de Zeroport et de Stay Grounded.
Le conflit qui dure depuis des décennies, autour de l’aéroport d’El Prat et de la destruction du delta du Llobregat, constitue l’une des luttes les plus importantes d’Europe pour la justice environnementale. Le conflit est entré dans une nouvelle phase, avec de nouveaux plans d’extension de l’aéroport révélés en juin 2025.
Le projet menace les zones humides de La Ricarda et de Remolar, d’importance internationale, et alimenterait encore plus Barcelone en passagers aériens intercontinentaux et en croisiéristes, consolidant ainsi ce pôle du tourisme de masse.
La résistance à ce projet d’aéroport est menée par Zeroport, une coalition diversifiée de plus de 150 organisations de base, y compris des associations de quartier, des ONG environnementales, des coopératives agricoles, des groupes pour la justice climatique et des mouvements opposés à la touristification. Ils se sont unis autour des thèmes interconnectés du surtourisme, d’un développement urbain équitable et de la défense du territoire, et ont réussi à s’associer à d’autres luttes similaires ailleurs.
Le conflit et la mobilisation ont atteint leur point d’orgue lorsqu’une nouvelle extension de taille considérable a été annoncée en 2020. En septembre 2021, les militants ont obtenu le gel de cette extension pour 5 ans, mais ne sont pas restés inactifs : ils ont utilisé ce délai pour consolider leurs alliances, entrer en contact avec les responsables politiques régionaux et s’informer sur d’autres luttes connexes. Leur persévérance opiniâtre (ce qu’ils appellent le « travail de fourmis ») plutôt qu’une campagne feu de paille a permis d’anticiper le nouveau projet d’extension de juin 2025, de sorte que Zeroport était prêt à lancer sa nouvelle vague de mobilisation. Et point crucial, deux partis Catalans de la coalition au pouvoir et la règlementation environnementale de l’Union européenne sont de leur côté. Quels enseignements tirer de la riche histoire de cette lutte ?
Le contexte
L’aéroport d’El Prat est situé dans la zone humide du delta de Llobregat, qui revêt une importance internationale, et qui bénéficie d’une protection dans le cadre du réseau Natura 2000 . Le delta abrite non seulement une faune rare, mais fournit également de l’eau potable, assure une régulation naturelle des inondations et possède des terres parmi les plus fertiles du pourtour méditerranéen.
Depuis son ouverture en 1918, la croissance de plus en plus rapide de l’aéroport s’est accompagnée du développement des installations portuaires voisines et de l’écloion du tourisme de masse à Barcelone. La considérable extension dans le cadre du plan Delta a ajouté une troisième piste en 2004, un nouveau terminal en 2009, ainsi qu’un agrandissement du port. Il a porté la capacité totale à 55 millions de passagers annuels et a accentué les ravages dans le delta de Llobregat. Associées à l’extension du port, de nouvelles routes, autoroutes et l’urbanisation ont conduit à bétonner 60 % du delta.
L’opposition à la dégradation du delta, quant à elle, existe depuis des décennies et a historiquement rassemblé des associations de quartier, des agriculteurs et des groupes environnementaux. Ces réseaux ont formé un important berceau de résistance lorsqu’un nouveau projet d’extension a commencé à se profiler au début de 2020.
L’objectif du gouvernement est de transformer El Prat en une « plaque tournante internationale » de 70 millions de passagers par an, qui implique d’agrandir la troisième piste dans l’une des zones écologiques les plus importantes de Catalogne, qui abrite 20 zones de conservation spéciales classées par l’UE. Les entreprises et les organisations professionnelles ont salué les plans comme un bond vers le progrès économique, permettant d’attirer davantage de vols intercontinentaux, arguant qu’une ouverture vers l’Asie et un accès plus facile pour les touristes internationaux étaient nécessaires.
Aux côtés d’un puissant soutien du gouvernement, des entreprises et des lobbies, d’énormes intérêts économiques se cachent derrière le projet : les actionnaires d’AENA comprennent BlackRock, Vanguard et Deutsche Bank.
Chronologie de la résistance
Années 1970-2019 : les racines
Années 1970-1980 : des mouvements de quartier et des écologistes commencent à s’organiser contre la dégradation du delta du Llobregat
Années 1990-2000 : l’opposition locale au plan Delta se met en place
2011-2012 : la plateforme Aturem Eurovegas bloque un méga-projet de casino dans le Delta
2012 : l’ONG Depana dépose une plainte auprès de la Commission européenne pour violation des directives européennes et détérioration du delta suite à l’agrandissement de l’aéroport et du port. Cela conduit la Commission européenne à ouvrir une procédure d’infraction avec envoi d’une mise en demeure à l’Espagne (2021).
Juillet 2019 : la conférence Degrowth of Aviation de Stay Grounded à Barcelone contribue à placer la lutte aéroportuaire dans un contexte de critique systémique et permet aux groupes locaux de forger de nouvelles alliances et de constituer le germe de Zeroport.
2020 : nouveaux développements aéroportuaires, nouvelles alliances
- Janvier : l’autorité aéroportuaire nationale espagnole, l’AENA, propose une extension de l’aéroport de 1,7 milliard d’euros aux autorités locales et régionales
- Février : la plateforme Zeroport est fondée avec 21 organisations
- À partir de mars : la pandémie paralyse temporairement le projet
2021 : mobilisation de masse et rupture politique
- 19 février : l’UE engage une procédure d’infraction et adresse à l’Espagne une mise en demeure pour dégradation du Delta
- Juin : l’AENA fait pression pour inclure l’extension d’El Prat dans le plan d’infrastructure aéroportuaire DORA 2022-2026 de l’Espagne
- 8 juillet : plus de 300 organisations participent à un grand forum anti-extension
- Août : suite à la pression des entreprises, le vice-président catalan, le ministre espagnol des Transports et l’AENA soutiennent un projet d’extension de 2 milliards d’euros
- 8 septembre : le ministre espagnol des Transports annonce qu’il stoppe l’extension et l’exclut de DORA 2022-2026
- 16 septembre : Zeroport et d’autres organisations pour la justice environnementale témoignent contre l’extension de l’aéroport devant les Commissions Action Climat et Territoire du Parlement catalan
- 19 septembre : une grande manifestation anti-aéroport rassemble environ 20 000 personnes à Barcelone, tandis que des actions sœurs ont lieu à Majorque et à Madrid
2022 –2023 : une approche plus stratégique
- Mars 2023 : 10 000 personnes regroupées sous la bannière « Defensem la Terra » manifestent à Barcelone aux côtés d’autres campagnes catalanes anti-développement
- Octobre 2023 : des associations d’entreprises et d’employeurs présentent 11 projets de pistes, dont plusieurs touchant des terres protégées
2024-2025 : relance des projets d’extension
- Septembre 2024 : le nouveau gouvernement catalan dirigé par le PSC met en priorité l’extension de l’aéroport
- Septembre 2024 : Zeroport se joint aux mouvements palestiniens et sociaux pour dénoncer la Semaine de l’Aviation à la Foire de Barcelone
- Automne 2024 : le gouvernement catalan réinstalle le Comité technique de l’aéroport
- Juin 2025 : le gouvernement catalan approuve officiellement une extension de 3,2 milliards d’euros, allongeant la piste maritime de 500 m, créant un terminal satellite et intégrant le projet dans DORA III (2027-2031)
- 14 juin 2025 : plus de 1 000 personnes défilent à El Prat avec des représentants des partis d’opposition et d’anciens responsables politiques locaux
- 28 juin 2025 : une grande manifestation est coordonnée par Zeroport à Barcelone
- Juillet 2025 : Barcelone accueille la conférence « Au-delà de l’aviation, du tourisme et du capitalisme. Vers une mobilité juste pour tous » co-organisé par Zeroport et Stay Grounded, unissant les mouvements mondiaux contre la création et l’extension d’aéroports
La résistance redécolle
La société civile était prête : en quelques mois, un groupe diversifié allant des organisations environnementales, des assemblées de quartier, des collectifs pour la justice climatique et des plateformes anti-tourisme aux défenseurs de la décroissance, a uni ses forces pour former Zeroport.
Dès le début, le réseau fait le lien entre la croissance de l’aviation et la gentrification associée au tourisme, la spéculation immobilière et les inégalités sociales. De cette manière, ils ont pu s’adresser à un large public et éviter de se faire coller des étiquettes réductrices et faciles à critiquer, telles que « Pas chez moi » (nimbisme) ou éco-dogmatisme.
Le groupe s’est également positionné contre la poursuite de l’agrandissement du port de Barcelone, liant les deux projets en tant que moteurs du changement climatique et du surtourisme. Ariadna Cotén, militante de Zeroport, explique : « Ils veulent agrandir l’aéroport pour attirer plus de vols intercontinentaux. Et d’autre part, l’autorité portuaire veut des terminaux de croisière plus nombreux et plus grands. Le lien est le tourisme, car c’est l’élément central qui relie tout ».
Contester l’extension de l’aéroport : une question de justice
La critique de Zeroport aborde de multiples questions interconnectées :
Gentrification engendrée par le tourisme : avec 73 % des vols opérés par des compagnies low-cost et 80 % des touristes arrivant par avion, l’aéroport alimente directement la crise du surtourisme à Barcelone.
Justice climatique : le secteur aérien est responsable de 89 % de l’empreinte carbone du tourisme à Barcelone. L’aéroport est déjà le plus grand émetteur de Catalogne, générant plus de 8 millions de tonnes de CO2 par an, soit plus du double de la production de la ville de Barcelone, hors aéroport. L’extension augmenterait les émissions de CO2 d’au moins 33 %, en contradiction avec les engagements climatiques de la Catalogne.
Santé: les personnes vivant à proximité de l’aéroport subissent déjà des niveaux de bruit qui dépassent de loin les recommandations de l’OMS. La Cour de justice de l’Union européenne a condamné l’Espagne en 2022 pour pollution excessive dans la zone métropolitaine de Barcelone et du Baix Llobregat. L’extension augmenterait encore le bruit, la pollution et les risques pour la santé .
Inégalités régionales : l’aéroport sert principalement le tourisme international plutôt que les besoins des Catalans en matière de mobilité
Spéculation : l’extension s’inscrit dans le cadre de pressions spéculatives plus larges sur le territoire catalan
Dommages environnementaux graves : le projet menace les zones humides de La Ricarda et d’El Remolar, tandis que les extensions précédentes ont endommagé les aquifères du delta ainsi que d’autres zones humides et des espaces agricoles protégés
Mobilisation de masse
Après une accalmie durant la pandémie, le projet réapparait très vite dès 2021 : en juin, l’AENA fait pression pour inclure l’extension d’El Prat dans le plan d’infrastructure aéroportuaire 2022-2026 de l’Espagne, DORA II. Cela garantirait l’approbation du gouvernement national et ferait de l’extension un projet prioritaire.
Une action rapide était cruciale, le gouvernement régional étant indécis sur la question, à seulement 18 mois des élections catalanes. Zeroport lance une intense campagne d’organisation, de sensibilisation des médias et de constitution d’assemblées locales. Des militants se rendent dans les quartiers de la ville pour parler de la touristification, établissant ainsi un lien avec les habitants sur la question de l’aéroport. Ils établissent également des liens avec des groupes opposés à d’autres méga-projets en Catalogne, tels qu’un méga casino près de Tarragone (Aturem Hard Rock) et un nouveau périphérique autour de Barcelone (Aturem B40).
Outre les désaccords entre la coalition au pouvoir et l’opinion publique qui réagit vivement, un autre germe de résistance planté depuis longtemps porte ses fruits : en 2012, l’ONG environnementale catalane Depana avait déposé une plainte officielle concernant la destruction par l’aéroport de terres protégées. En février 2021, la Commission européenne reconnait finalement que les précédents développements aéroportuaires avaient effectivement violé les protections Natura 2000. L’avertissement ferme de Bruxelles au gouvernement espagnol exigeait qu’il agrandisse la zone de protection spéciale pour les oiseaux et qu’il respecte les mesures de protection. En septembre, le ministre espagnol des Transports annonce que le projet est « suspendu ».
Malgré la suspension officielle, les militants tiennent à souligner qu’ils n’accepteraient pas une remise en route discrète du projet par la suite. C’est ainsi que le 19 septembre 2021, la plus grande manifestation post-pandémique de Catalogne descend dans les rues de Barcelone. Des groupes de quartier, des ONG environnementales, des syndicats d’agriculteurs, des collectifs pour la justice climatique, tels que Fridays for Future et Greenpeace, et des militants luttant contre d’autres méga-développements en Catalogne sont tous présents, démontrant ainsi la large base et le vaste réseau de Zeroport.
Ariadna se souvient : « Ce travail de sensibilisation est très important parce que lorsque nous avons organisé la manifestation, la seule façon de la rendre puissante était d’avoir des colonnes confluant de partout : il y avait une colonne qui venait de la vallée de Llobregat et qui remplissait toute l’autoroute… Et c’était très impressionnant.
Consolider le mouvement
Au cours de la frénésie politique et médiatique de 2021 autour de l’extension, Zeroport passe rapidement de 35 à 140 groupes. Après le pic de 2021, la plupart retournent à leurs luttes locales, mais un noyau dur reste actif au sein de la coalition. Lorsque les choses se calment en 2022 et 2023, Zeroport change habilement d’orientation : la plateforme investit dans l’éducation politique et étend son réseau au-delà de Barcelone, renforçant ses alliances avec des mouvements opposés à d’autres mégaprojets catalans.
Le point d’orgue est la mobilisation « Defensem la Terra », qui rassemble des milliers de personnes à travers la Catalogne contre les développements extractivistes et l’urbanisme spéculatif. Ariadna explique : « La seule façon de renforcer notre pouvoir est de soutenir d’autres luttes lorsqu’elles en ont besoin – et elles vous soutiendront lorsque vous en aurez besoin. » Des évènements réguliers ont également contribué à maintenir la dynamique et à faire que le public garde bien le problème à l’esprit.
Un autre exemple de formation de coalition s’est manifesté en 2024, lorsque Zeroport s’est aligné avec des organisations pro-palestiniennes et antimilitaristes pour protester contre la Semaine de l’aviation à Barcelone. Cette convergence a élargi le récit, montrant que le transport aérien n’est pas seulement lié à la dégradation de l’environnement, mais aussi au colonialisme, au racisme, au militarisme et à la destruction des villes.
Mural « Moins d’avions, plus de vie. Lutter pour le climat, la santé et la vie » (Photo et art de Rock Blackblock)
La prochaine phase
« Lorsque l’extension a été interrompue en 2021, nous étions sûrs qu’après quatre ans le projet reviendrait sur la table, car ils ne renoncent jamais. L’AENA et les politiciens, mais aussi l’association patronale, avaient recommencé à travailler sur le projet d’extension dès 2022 », explique Ariadna.
En effet, les élections de 2024 ont apporté un changement politique crucial : le Parti socialiste de Catalogne (PSC) est arrivé au pouvoir en septembre, défendant explicitement l’extension comme « essentielle pour l’économie catalane ». L’imminence de la clôture de DORA II (2021-2026), cadre règlementaire clé pour les investissements aéroportuaires, et le regain de lobbying des entreprises ont donné un élan supplémentaire.
Grâce à sa compréhension en profondeur du paysage politique, Zeroport a pu anticiper ces développements et utiliser le long répit pour se concentrer sur la sensibilisation. Les militants ont entamé un dialogue continu avec les partis de gauche et de centre-gauche opposés à l’extension, dont deux d’entre eux, Comuns et ERC, font partie du nouveau gouvernement de coalition aux côtés du PSC. L’accord d’investiture avec ERC (Gauche républicaine de Catalogne) inclut un plafonnement contraignant des émissions aligné sur les objectifs du Green Deal européen – un engagement que les militants ont maintenant l’intention de faire respecter par le parti.
Lorsque le président catalan Illa annonce le nouveau projet d’extension de 3,2 milliards d’euros en juin 2025, la réponse est rapide : plus de 300 organisations – des collectifs environnementaux, universitaires, agricoles, de quartier et scientifiques – le contestent lors d’une déclaration publique. ERC et Comuns le condamnent également publiquement, espérant que Bruxelles le bloquera pour des raisons environnementales.
Comme les militants l’avaient anticipé depuis le début, le combat est loin d’être terminé. La prochaine phase de leur résistance se concentrera sur les objectifs suivants :
- Bloquer le nouveau plan d’infrastructure DORA III (2027-2031)
- Exiger le respect des plafonds d’émissions négociés par ERC dans l’accord d’investiture de 2024
- Nouer des contacts politiques et faire pression avec des partis comme Comuns et CUP
- Organiser de nouvelles mobilisations pour maintenir la question sous les projecteurs, pour le public et pour les politiques
- Renforcer la pression de l’Union européenne autour des infractions à Natura 2000
Ariadna garde espoir, tant pour Zeroport que pour les autres mouvements : « Peu importe la difficulté du combat contre des infrastructures et des lobbies très sophistiqués, très grands et très puissants, au final, si vous jouez bien vos cartes, vous pouvez obtenir beaucoup. »
Leçons à tirer – Ce qui a marché dans la lutte contre El Prat
Construire des alliances larges : des mouvements ruraux, urbains, sociaux et écologiques ont uni leurs forces. Zeroport s’est également rapproché d’autres luttes, en utilisant le tourisme de masse et la défense du territoire comme dénominateur commun
Utiliser des récits inclusifs : la lutte n’est pas « seulement une question de piste ou de zone humide », mais aussi de climat, de logement, de tourisme et de justice.
Se préparer à une lutte longue : les cycles électoraux et les alliances politiques changent, mais une organisation durable crée un effet de levier. Les militants ont utilisé les périodes de calme pour se former et mener des actions de sensibilisation.
Choisir judicieusement ses stratégies : Zeroport a combiné une coordination à long terme (« travail de fourmi ») avec une mobilisation rapide et des actions symboliques quand nécessaire.
Impliquer tous les niveaux : les relations avec les conseils locaux et les partis régionaux ont amplifié l’effet de levier.
Jouer sur le terrain politique : l’utilisation d’un timing stratégique et de moyens de pression permet d’accomplir beaucoup, dit Ariadna : « Il s’agit de comprendre quels partis soutiennent quoi, lesquels ne le font pas, quel parti vous pouvez pousser un peu plus fort, et quand. Parce que cela varie aussi en fonction du moment.
Utiliser la loi : la lettre de mise en demeure de l’UE de 2021 reste valable, ce qui crée un moyen de pression important.
Etablir des liens à l’international : des réseaux mondiaux comme Stay Grounded offrent visibilité, solidarité et inspiration stratégique.
Ligne rouge contre la croissance du trafic aérien et du tourisme de masse à l’aéroport El Prat en juillet 2019 (Photo : Christine Tyler / Stay Grounded)


